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Session I : « Esthétique
poétique japonaise : la norme en question »
Président : Anne Bayard-Sakai (Professeur, INALCO)
Sumie Terada
Le haikai, son potentiel poétique
Haikai and its poetical potentiality
On considère souvent le mot haikai comme synonyme de « kokkei
(comique) ». Cest ainsi que le définit le Haikai daijiten.
Mais quand on retrace son histoire depuis son apparition dans la première
anthologie impériale, Kokin waka shû, compilée au
début du Xe siècle jusquau sommet poétique
atteint par Bashô vers la fin du XVIIe siècle, on est tenté
de sinterroger sur la pertinence de létiquette «
comique ».
En effet, au lieu de rester une simple catégorie mineure, comme
le laisse entendre cette définition, le haikai a joué à
plusieurs reprises, grâce à une approche libre du langage,
un rôle décisif pour le renouvellement de la poésie
japonaise quand celle-ci sacheminait vers une impasse. Frère
jumeau de la poésie orthodoxe, représentant lombre
si celle-ci est constituée de la lumière, le haikai sest
développé en co-relation avec la normalisation du monde
poétique qui sest accentuée au cours des siècles,
aussi bien sur le plan du langage que du contenu. Il incarne la vitalité,
la capacité du renouvellement.
Nous essaierons danalyser la conception du langage poétique
représentée par le haikai depuis la période antique,
en prenant comme point de départ les poèmes sarcastiques
et les poèmes de banquet, tous deux fortement marqués par
lintersubjectivité.
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sumieterada@wanadoo.fr
MC
INALCO
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CV - domaine de recherche :
Spécialité : la littérature classique japonaise
(la poétique)
licence en science humaine à lICU (International Christian
University) : mémoire sur Izumi Kyôka
doctorat à Paris 7 (LCAO) : La genèse des procédés
denchaînement du tanrenga au renga
MCF à lINALCO depuis 1998
Bibliographie :
Figures poétiques japonaises, éd. Collège de
France, 2004.
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Emilia Gadeleva
Saigyô et Teika deux poètes
novateurs à lépoque du Recueil des poèmes
anciens et modernes
Saigyô and Teika Two Innovative Poets in the Period of the
New Collection of Japanese Poems of Ancient and Modern Times"
Saigyô et Teika sont deux poètes parmi les plus importants
du Shinkokin wakashû, « Le nouveau recueil de poèmes
anciens et modernes », achevé vers 1216 ; ils exercèrent
une influence considérable non seulement sur la poésie,
mais sur lart japonais en général.
Saigyô initia la tradition du bungaku-inja ermite lettré
construisant son univers dans une hutte de montagne, voyageant à
travers le Japon pour admirer les endroits pittoresques qui sera
suivie par de nombreux poètes et esthètes japonais. Teika
trouva la beauté dans la technique du honka-dori « prendre
un poème de base », qui permettait au poète de jouer
avec les mots et les images des vers anciens. Saigyô était
un homme libre qui consacrait son cur au bouddhisme, mais gardait
sa passion pour les fleurs, lautomne, les voyages. Il écrivit
des poèmes qualifiés de sabi (élégante désolation)
dune manière nouvelle, dans le style lyrique orthodoxe. Teika
qui appartenait à une famille ayant une longue tradition
en matière poétique réussira à préserver
cette tradition, mais, transcendant les thèmes poétiques,
il tirera le poème traditionnel du moule lyrique et élèvera
lesthétique du yûgen « profondeur mystérieuse
» au-dessus des sentiments personnels de lauteur. Ces deux
poètes, chacun à sa manière, cherchent à échapper
à la réalité ; chacun à sa manière,
se démarque des normes poétiques de la tradition du waka,
la recréent. Pour certains érudits, les styles poétiques
quils initièrent, sont considérés comme diamétralement
opposés. En même temps ce nest sans doute pas un hasard
si lun des waka les plus forts de Saigyô se trouve dans le
Shinkokin-shû suivi par une pièce de Teika, si différente
par la forme mais tellement similaire par lesprit. Le style du jeune
Teika changea énormément après son premier contact
avec Saigyô en 1186 . En fait on trouve beaucoup de traits communs
entre ces deux poètes en ce qui concerne les moyens dexpression.
Parmi les quatre-vingt-quatorze poèmes de Saigyô recueillis
dans Shinkokin-shû, la plupart ont été choisis par
Teika, lun des compilateurs. Avait-il, comme beaucoup dautres
jeunes gens de lépoque, été simplement fasciné
par le moine, véritable légende vivante ? Ny avait-il
pas quelque chose de plus, un accord entre leurs deux sensibilités
sensibilités innovatrices ?
Selon Ishida Yoshisada, la source des deux grands ruisseaux de la poésie
japonaise que sont le sabi et le yûgen, jaillit du contact bref
mais profond entre Saigyô et Teika .
En pointant les différences entre la poésie de ces deux
auteurs et la norme de lépoque, en décrivant les formes
de beauté dans la poésie de chacun, jessaierai de
comparer les nouveaux styles quils fondent et je chercherai à
décrire de quelle manière ils ont influencé lesthétique
japonaise. Plutôt que de montrer linfluence de Saigyô
sur Teika, thème souvent traité, je voudrais établir
une comparaison entre leurs styles dans le contexte de Shinkokin-shû
et son époque.
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luna@ehess.fr
recherche post-doc
EHESS
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CV - domaine de recherche :
1998 Ph.D., Nara Women's University, Japan, Ph.D. thesis: "Ancient
Japanese Myths and Kami Worship"
1994 MA, Nara Women's University, MA thesis: "The God Susanoo
in Japanese Mythology"
1990 MA, St. Petersburg University, Russia, Department of Oriental
Studies, emphasis on Japanese language and History (senior and MA
thesis: The world of Kojiki)
PROFESSIONAL EXPERIENCE:
1990 - 1992 Research assistant, Nara Women's University: Study of
ancient historical manuscripts and Kanbun with emphasis on Japanese
mythology, ancient history and classical literature.
1998 - 2000: Research Associate (lecturer), International Research
Center for Japanese Studies
2000 2004: Full time lecturer, Shikoku University (Japan),
Department of literature, Section of Japanese Literature
Bibliographie :
En Japonais
« A Night Divine A Comparison between Japanese
and European New Year Traditions » (in in Chikanobu Kyou
Ki no Kenkyu, Satou Sojun sensei taikankinenronbunshuu kankoukai,
Shibunkyaku, Kyoto, 2005
« Kingship and Gods of Heaven and Earth: a comparison
between the god Fray of Norse mythology and the Japanese god Ohokuninushi »,
Ohoken to Jingi, ed. IMATANI Akira, Shibunkyaku, Kyoto, 2002
« A Night Divine: comparative research on festivals at
the end and the beginning of the year in Japan and Europe »,
125 Nichibunken Forum of the Japan Foundation, Kyoto, 2000
« Susanoo as revealed in Japanese myths »,
Nihonkenkyu No22, Kyoto, 2000
« Susanoo One of the Central Gods in Japanese
Mythology » (Japan Review No12, Bulletin of the International
Research Center for Japanese Studies, Kyoto, 2000
« Japanese Agricultural Rituals and Myths Connected with
Them », Nara shien, Nara, February 1997
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Andrea Raos
À propos du Sanjûroku-ban sumô-date
shiika de Fujiwara no Yoshitsune
The "Fight in thirty-six rounds between poems in Cinese and Japanese"
by Fujiwara no Yoshitsune.
Le Sanjûroku-ban sumô-date shiika («
Affrontement entre poèmes en chinois et en japonais, en trente-six
manches ») est un « concours de poèmes » (utaawase)
composé en 1193 par le poète Fujiwara no Yoshitsune (ou
Ryôkei, 1169-1206), auteur entre autre de la « Préface
en japonais » (kana-jo) du Shinkokin wakashû (« Nouveau
recueil de poèmes anciens et modernes », vers 1205).
Comme son titre lindique, ce recueil consiste en trente-six waka
et trente-six kanshi appariés en « manches » (ban)
qui respectent lordre le plus traditionnel des recueils poétiques
classiques (printemps été automne hiver
poèmes variés). Il ne comporte pas d«
arbitrages » (han).
Cette uvre est relativement peu étudiée. Voici quelques
uns de ses éléments dintérêt :
1. Elle est lun des rares documents qui nous sont parvenus témoignant
de la production en chinois de son auteur.
2. Elle permet de mieux comprendre quelques mécanismes de base
de la production poétique de Yoshitsune, comme la reprise de poèmes
dun recueil à lautre. En effet, tous les waka contenus
dans cette uvre furent repris dans un autre recueil du même
auteur, le Gokyôgokudono onjikaawase (« Concours individuel
de poèmes du Seigneur Gokyôgoku », datant de 1198).
3. À lintérieur de chaque manche, on pourrait dire
que le waka et le kanshi sont lun le commentaire de lautre.
En effet, Yoshitsune se fonde sur lantécédent du Wakan
rôei-shû (« Recueil de poèmes en japonais et
en chinois à réciter », 1013) pour élaborer
une écriture « double », riche en résonances
internes (entre un poème et lautre) et externes (cest-à-dire
de références à des poèmes anciens), qui est
en même temps typique de son temps et très originale. Cette
écriture est « typique » parce que fondée sur
le principe du daiei (« composition sur des sujets pré-établis
») qui était à lépoque en plein essor
et qui puisait justement dans la poésie en chinois ; « originale
» dun côté parce quelle représente
lun des premiers exemples de jikaawase (« concours individuel
de poèmes »), dautre côté parce que la
« manière » de Yoshitsune est lune des plus novatrices
de sa génération, comme nous tâcherons de le montrer
dans notre exposé.
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andrearaos@hotmail.com
Ater
INALCO/CEJ
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CV - domaine de recherche :
Bibliographie :
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Michel Vieillard-Baron
Une fracture esthétique dans le Japon du XIIe
siècle ; la lettre de protestation de Kenshô à propos
[des arbitrages] du concours de poèmes en six cents manches (Roppyakuban
chinjô)
An Aesthetic Fracture in Twelfth Century Japan : Kenshô's
Letter Protesting Shunzei's Judgments at the Poetry Match in Six Hundred
Rounds.
En 1192, le brillant Fujiwara no Yoshitsune (ou Ryôkei),
conçut un projet ambitieux. Il demanda à onze poètes
choisis parmi les plus importants de ce temps de composer une séquence
de cent poèmes (waka) sur les cent sujets quil leur imposait.
Les participants envoyères leurs compositions au commanditaire
dans le courant de lannée 1193 ; les 1200 pièces ainsi
produites (Yoshitsune composa également) furent appariées
en 600 manches. Le concours eut alors lieu et, dans un premiers temps,
fut arbitré collectivement. Yoshitsune chargea ensuite Fujiwara
no Shunzei (la plus grande autorité en matière de poésie
du moment) de départager les poèmes et de consigner ses
arbitrages. Shunzei acheva ce travail vers 1194. Lun des participants,
Kenshô, poète important appartenant à lécole
Rokujô, concurrente de celle de Shunzei (Nijô ou Mikohidari),
ne fut pas satisfait des arbitrages. Il écrivit alors à
Shunzei une longue lettre, très détaillée, dans laquelle
il explique les raisons de son désaccord ; ses remarques concernent
trence-cinq de ses propres poèmes et deux pièces dautres
auteurs.
Pour notre communication, nous nous proposons danalyser cette longue
lettre afin de cerner les principes défendus par chacun des protagonistes.
Dans ses arbitrages Shunzei défend une norme (celle de son école)
; nous essaierons de comprendre de quelle manière la poésie
de Kenshô sen écarte et sur quoi se fondent les désaccords
entre ces deux hommes. Nous pourrons ainsi cerner dun peu plus près
les différences esthétiques entre les deux écoles
poétiques majeures de ce temps.
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Michel.vieillard-baron@inalco.fr
MC
INALCO
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CV - domaine de recherche :
1996- Recrutement comme Maître de conférences à
lUniversité Stendhal-Grenoble 3
2002- Mutation à lInalco, où jassure,
entre autres, un cours dhistoire de la littérature
destiné aux étudiants de première et deuxième
année, ainsi quun cours de littérature classiques
(lecture de textes ; niveau Maîtrise).
Bibliographie :
« Un recueil de poèmes exemplaires, le Kingyoku-shû
de Fujiwara no Kintô (966-1041) », in Japon pluriel
2, Actes du deuxième colloque de la Société
Française des Etudes Japonaises, éd. Philippe Picquier,
1998, p. 183-189.
« Exemplifying the best : Form, Function and Reception
of Collections of Exemplary Poems (shûkasen) in Medieval Japan
», Asiatica Venetiana, n°3, Venise, Italie, p. 213-220.
- « La falsification comme instrument de pouvoir : à
propos d'un traité de poésie apocryphe de Fujiwara
no Teika », in Actes du Premier colloque d'études japonaises,
Université Marc Bloch, Strasbourg, p. 245-257.
« Les plaisirs enchantés : célébrations,
fêtes, jeux et joutes poétiques dans les jardins à
l'époque de Heian », Extrême-Orient Extrême-Occident,
n°22, Lart des jardins dans les pays sinisés, Chine,
Japon, Corée, Vietnam, Presses Universitaires de Vincennes,
p. 93-112.
« The Power of Words : Forging Fujiwara no Teikas
Poetic Theory. A Philological Approach to Japanese Poetics »,
in Reading East Asian Writing, The limits of literary theory, Michel
Hocks & Ivo Smits (éds.), Londres, Routledge Curzon,
p. 159-170.
« Voix croisées : la compilation du Shinkokin
waka shû à travers les témoignages de deux protagonistes »,
Extrême-Orient Extrême-Occident, n°25, Lanthologie
poétique en Chine et au Japon, Presses Universitaires de
Vincennes, 2003, p. 55-80
« Le cormoran, le héron et le lapin : à
propos dun corpus de traités de poésie apocryphes
attribués à Fujiwara no Teika », in Éloge
des sources, reflets du Japon ancien et moderne, Philippe Picquier,
2004, p. 177-206.
« Kodai bungaku no kaidai kenkyû uta-awase
no mondai ni tsuite », in Japan Memory Project Conference
Proceedings, Academic Year 2003, Historiographical Institute, The
University of Tokyo, 2004, p. 166-172.
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Makiko Andro-Ueda
Les enjeux rythmiques des tanka de Saitô Mokichi
Problems on the rhythm of Saitô
Mokichi's tanka poetry
Les effets prosodiques de la tension entre dun côté
le rythme contraint par les exigences syntaxiques et sémantiques
et de lautre par la forme fixe (5/7/5/7/7) ont été
amplement exploités, en tant quauthentique composante esthétique,
par les auteurs daprès-guerre qui sinscrivaient dans
le mouvement du « tanka davant-garde ». Par ailleurs,
il apparaît que la « croyance » en légalité
de la durée de lensemble des mores (y compris /n/, l«
arrêt du souffle » et les voyelles longues), prémisse
indispensable pour développer cette « poétique de
lécart », est apparue relativement récemment.
Dune certaine manière, on est tenté daffirmer
que tant la règle que sa « mise à lépreuve
» sont apparues presque simultanément dans le tanka moderne
et contemporain. Notre communication prend place dans le préambule
dune recherche exploitant une telle hypothèse. Il sagit
également denvisager la possibilité desquisser
une évolution dans le temps du tanka moderne et contemporain, quant
aux différentes attitudes vis-à-vis de la forme fixe.
Ceux qui sintéressent à la question du rythme ont
dabord à lesprit un Tsukamoto Kunio ou un Ishii Tatsuhiko
(pour leur complexification du rythme et leur exploitation déléments
graphiques), ou un Okai Takashi (pour ses différentes tentatives
pour créer un rythme plus ample grâce à la présentation
en série ou à linsertion du tanka dans une prose),
ou bien encore un Terayama Shûji (en raison de son usage fréquent
de l« arrêt de souffle » dénonçant
laspect conventionnel de la rythmique). Si nous proposons une lecture
de Saitô Mokichi, qui achève une longue carrière juste
avant lapparition du « tanka davant-garde » plutôt
que de ces poètes, cest afin de mieux cerner les différents
enjeux rythmiques du tanka moderne dans un contexte plus global. Disciple
de Itô Sachio, Saitô Mokichi est co-fondateur de la célèbre
revue Araragi. A travers un demi-siècle de création, il
a présenté quelques moments forts : Shâkko (1913),
Aratama (1921) les recueils du début, qui sont les plus
connus du public - ; Shiroki yama (1949) - témoin dun énonnant
renouveau de la créativité du vieux poète- ; puis
entre les deux, Tomoshibi (1950) ou Takahara (1950) comportant les pièces
écrites entre 1925 et 1930. Son oeuvre renseigne sur les différents
enjeux formels du tanka moderne mais également sur la variation
rythmique que peut connaître un auteur de grande envergure. Notre
matériel consiste en quelques 1600 tanka publiés dans Shakkô
et Shiroki yama. Des écrits théoriques de cet auteur portant
sur seichô révèlent par ailleurs combien la notion
actuelle de rythme est étrangère aux auteurs de la période
concernée.
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uendro@net2.kddi.fr
MC
Inalco/Cej
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CV - domaine de recherche :
Je travaille sur les poésies moderne et contemporaine du
Japon. Mon étude des aspects formels et rythmiques interroge
la persistance au Japon, alors quailleurs la modernité
la souvent fait déchoir au profit de « vers libres
», dune poétique encore ancrée sur les
formes fixes.
Bibliographie :
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ⓒ2002-2011 - SOCIETE FRANCAISE DES ETUDES JAPONAISES
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