Université Marc Bloch –
Deuxième colloque d’études japonaises – 28, 29 et 30 mars 2003


Résumés des communications

Ruhr-Universität Bochum, Jens Rickmeyer
Die Sektion Sprache und Literatur Japans an der Ruhr-Universität Bochum zeichnet sich dadurch aus, daß ihr Schwergewicht in der Erforschung der japanischen Sprache liegt unter Berücksichtigung sowohl der synchronen wie auch der diachronen Aspekte. Zu den Forschungsfeldern, die alle zumindest in ihren Grundlagen auch in die Lehre umgesetzt werden, gehört nicht nur die moderne japanische Standardsprache (hyoozyungo), sondern neben der vormodernen Schriftsprache (bungo hutuubun und kanbun yomikudasibun) auch Hauptepochen der historischen Sprachstufen (kogo) wie Alt-, Klassisch-, Mittel- und Neujapanisch und sogar Einführungen in das Ryuukyuu und die japanischen Dialekte. Dabei wird durchgehend besonders Wert gelegt auf die exakte Methode der linguistischen Analytik, für die von uns ein sechsdimensionales Sprachbeschreibungsmodell entwickelt worden ist.

Universität Bonn, Joseph Kreiner
Japanologie wurde 1930 erstmals als Fach im Rahmen der Orientalistik an der Universität Bonn unterrichtet. Das Fach wurde von Anfang an sehr gegenwartsorientiert und gesellschaftswissenschaftlich ausgerichtet verstanden. Diese Tendenz verstärkte sich unter Herbert Zachert (1960-1977), der auch am Aufbau des Seminars für Orientalische Sprachen in Bonn großen Anteil hatte. Gegenwärtig gibt es drei Institute, die in enger Zusammenarbeit verschiedene Ausbildungsgänge anbieten: Japanologisches Seminar (Magister, Doktorat in Japanologie), Forschungsstelle Modernes Japan (Diplom in Regionalwissenschaft Japan in Kombination mit VWL, BWL, Soziologie) und Seminar für Orientalische Sprachen (Diplom in Übersetzungswissenschaft Japanisch). Alle drei sind unter dem Dach des 1999 neugegründeten Asienzentrums tätig und werden in Kürze neue Studiengänge anbieten: BA und MA in » Asian Studies/ Japanese studies: Economy/ Sociology/ History/ etc. « die den Bedürfnissen der Studierenden und den Anforderungen der Gegenwart besser entsprechen.

Universität Hamburg, Roland Schneider
Das Referat wird sich nach einer kurzen Vorstellung der Geschichte und der jetzigen Situation und Struktur der Hamburger Japanologie in Forschung und Lehre den Studieninhalten, insbesondere den Sprachlehrveranstaltungen zuwenden. Danach soll das Einzelproblem der Vermittlung der als grammatische Funktionswörter (kinôgo) eingesetzten formalen Substantive (keishiki-meishi) und formalen Verba (keishiki-dôshi) im Sprachunterricht erörtert werden.

Universität Heidelberg, Wolfgang Schamoni
In den japanologischen Studiengängen an deutschen Universitäten steht heutzutage überall ein intensiver Unterricht in der modernen Umgangssprache am Anfang des Studiums. Es scheinen jedoch große Differenzen zu bestehen, was den Zeitpunkt und das Ausmaß des Bungo-Unterrichtes betrifft, sowie die Frage, was » Bungo « eigentlich beinhaltet. Dies hat sowohl mit Differenzen über die Zielsetzung des Faches » Japanologie « wie auch mit der disziplinären Auffächerung (dem » Verlust der Mitte «) der Japanologie zu tun. Ich möchte versuchen, die Probleme des Bungo-Unterrichts am Beispiel der Universität Heidelberg zu sortieren, und hoffe auf einen fruchtbaren Meinungsaustausch mit den Vertretern anderer Universitäten.

Universität Trier, Thomas Hackner
Die Japanologie der Universität Trier ist in Forschung und Lehre kulturwissenschaftlich ausgerichtet. Schwerpunkte sind dabei Literatur und Kulturgeschichte sowie Medien und Theater.
In einem zweijährigen Grundstudium ist neben der Teilnahme am Sprachunterricht und einer Übung zur Landeskunde der Besuch von Proseminaren zur Kultur- und Literaturgeschichte bzw. Linguistik verpflichtend. Im Hauptstudium nach der Zwischenprüfung bieten wir neben Unterricht zum Ausbau bzw. Erwerb der Kenntnis des modernen und des klassischen Japanisch Hauptseminare aus den Themenbereichen Literatur, Theater sowie Film und Fernsehen an.
In Trier besteht in den Magisterstudiengängen die Möglichkeit, entweder zwei Hauptfächer zu wählen oder ein Hauptfach mit zwei Nebenfächern zu kombinieren. Insbesondere im Hauptstudium ist dabei für Studierende im Nebenfach die Pflichtstundenzahl geringer.

Eberhard-Karls-Universität Tübingen, Martina Ebi
In meinem Vortrag möchte ich den Studiengang » Interkulturelle Japankompetenz für Hochschulabsolventen « vorstellen, der nach mehrjähriger Probephase als anerkanntes Aufbaustudium im vergangenen Jahr in Tübingen eingerichtet wurde. Das einjährige Intensivprogramm, bei dem das zweite Semester an der Tübinger Zweigstelle in Kyôto absolviert wird, stellt besondere Anforderungen an die Lehre, treffen doch die Studierenden in einem recht frühen Stadium ihres Spracherwerbs auf die japanische Kultur.
Ich möchte daher speziell auf den Kurs » Interkulturelle Kommunikation « eingehen, Lehrinhalte und Methoden vorstellen und die Notwendigkeit bzw. Grenzen einer solchen Veranstaltung mit Ihnen kritisch diskutieren.


Université Michel de Montaigne (Bordeaux 3), Edwige Fujimoto de Chavanes

Je suis chargée depuis un certain nombre d’années de l’enseignement de la littérature japonaise moderne au sein du Département d’Études Japonaises de l’Université de Bordeaux 3, mais au fil des ans, une même question reste présente au cœur de ma réflexion sur la méthode « idéale » à appliquer à cet enseignement - pour peu qu’« une » méthod
e idéale puisse exister : comment arriver à concilier avec bonheur la transmission d’un savoir théorique général dont ne sauraient se dispenser des étudiants spécialisés non seulement en langue, mais aussi en civilisation japonaise, et l’expérience directe des textes sans laquelle le discours théorique resterait forcément lettre morte ? Ces deux aspects peuvent-ils d’ailleurs revêtir une importance égale et à un niveau d’études donné, faut-il nécessairement les associer ? Une perception globale de la littérature en tant qu’histoire événementielle doit-elle précéder la découverte particulière des textes, ou peut-elle découler de façon satisfaisante de celle-ci ? Le mouvement cognitif doit-il être centripète ou centrifuge ? Une autre alternative existe t-elle ?
J’aborderai également la question de l’enseignement de la langue classique pour lequel se pose aussi, me semble t-il, bien qu’en termes différents, la question du rapport entre la démonstration théorique et l’imprégnation directe.
Je suis assurée que le dialogue avec d’autres conceptions et d’autres expériences sera très profitable à l’ensemble des cours que j’assure.


Université Michel de Montaigne (Bordeaux 3), Christine Lévy
Dans le cadre institutionnel de l’université, les étudiants recherchent une sécurité qui signifie pour eux la réussite aux examens. Ils cherchent donc à connaître les règles de « fonctionnement » de chaque enseignant, qui vont les porter vers cette réussite. Se conformer aux tâches proposées par le professeur, les réaliser selon l’attente de l’enseignant semble être leur stratégie d’apprentissage. Une certaine frustration peut se développer si l’enseignant a le sentiment de passivité chez les apprenants. Nous tenterons de mener une réflexion personnelle et pragmatique sur les conditions de création d’une interaction dynamique entre enseignants et apprenants. Cette réflexion portera sur l’adaptation des tâches individuelles et de groupe selon le type de matériel pédagogique et des différents moyens qui peuvent être mises en œuvre pour une relation pédagogique satisfaisante de part et d’autre.


Université Jean Moulin (Lyon 3), Reïko Shimamori

Les fautes sont inévitables dans l’apprentissage d’une langue. Elles sont dues principalement à la mauvaise analogie, fondée sur le système de la langue maternelle des apprenants. Or, l’organisation de la langue reflète nécessairement la façon de voir la réalité extérieure du peuple qui la parle. Par conséquent, elle varie d’une langue à l’autre. Les fautes commises par les étrangers font ainsi apparaître les différences de conceptualisation existantes entre les deux sociétés en question ainsi que les particularités de chaque langue.
Cette communication se propose de traiter le problème du temps et de l’aspect en japonais à partir de la faute fréquente qui suit :
* watashi no inu wa ninen mae kara shinde-imasu.
« Mon chien est mort depuis deux ans. »
(* indique l’agrammaticalité de l’exemple)
En étudiant la coexistence ou non du SN NT-kara (NT : un moment précis sur l’axe temporel) avec la forme d’état V-te iru, nous essaierons d’éclaircir une partie du système aspecto-temporel du japonais moderne.
Les fautes donnent souvent l’occasion de découvrir des règles grammaticales et permettent de faire avancer les recherches sur la théorie de la grammaire. L’appui théorique peut aussi consolider la compréhension de la langue cible. Ainsi, l’étude de la grammaire à partir des fautes contribuera-t-elle à la fois au développement de la théorie grammaticale et à l’enseignement de la langue étrangère.

Université Jean Moulin (Lyon 3), Koichi Yamaguchi
Les cours de littérature, culture, sociologie, géographie et économie du Japon de notre Département diffèrent selon les filières LLCE et LEA. Pour les cours de LLCE, ce sont principalement la littérature et la culture qui sont enseignées, et pour les cours de LEA, ce sont principalement la géographie, l’économie et la sociologie.
Les DEUG (1ère et 2e année) se consacrent à l'approche globale et historique sur les divers domaines du Japon pour donner aux étudiants les notions de base. Les Licences et Maîtrises (3e et 4e année) se consacrent à l’approfondissement de divers thèmes plus concrets sur le Japon.
Pour le DEUG de LLCE, les cours de Littérature et Civilisation (1ère et 2e année) et Littérature (2e année) sont consacrés à la présentation de la culture et de la société japonaise contemporaine et au développement de l'histoire et de la culture japonaise. Les cours de civilisation de l'Asie (1ère et 2e année) portent sur les généralités des cultures japonaises et chinoises. Pour le DEUG de LEA, les cours de Géo-Éco (1ère et 2e année), permettent d’avoir une vision globale sur la géographie humaine, l'histoire, et l'économie japonaise contemporaine.
En Licence et Maîtrise de LLCE, les cours de Langue et Littérature (3e et 4e année) abordent la littérature classique et la poésie. Pour les cours de Littérature (3e et 4e année), on choisit des œuvres typiques représentatives parmi la littérature moderne ou classique, que l’on analyse et traduit. Les cours de Culture (3e et 4e année) abordent l'histoire de la culture japonaise, les arts du spectacle et les beaux-arts. Pour les Licences et Maîtrises de LEA, on étudie l'histoire de la politique et la culture japonaise, la Constitution japonaise et le droit japonais en utilisant des documents en japonais.
Dans tous ces cours de Licence et Maîtrise, les documents en japonais sont utilisés, mais les cours de DEUG sont généralement en français. Du point vue de l'apprentissage du japonais, je pense qu'il vaudrait mieux utiliser des documents en japonais dès le DEUG. Mais, à ma connaissance, il n'y a pas encore d’étude sérieuse sur la question de l'utilisation des documents en japonais. Je voudrais donc réfléchir sur ces points.

INALCO (Paris), Pascal Griolet
Le nombre des étudiants qui s'inscrivent chaque année en japonais à l'INALCO est élevé. Ils dépassent en général 1 500, mais il s'agit souvent d'étudiants qui ne viennent pas aux cours et ce chiffre ne peut être pris en compte. En revanche, le nombre d'étudiants qui passent les examens de juin pour passer en seconde année s'élèvent en moyenne à 350.
Les étudiants inscrits en seconde année peuvent être estimés à 250 et ceux qui sont en troisième année à une centaine. C'est ainsi que chaque année entre 60 et 70 étudiants obtiennent leur licence pour se diriger vers la maîtrise ou dans une autre direction comme l'insertion professionnelle.
Les étudiants doivent en principe assimiler en trois ans les 1 945 caractères chinois standards, ce qui est un objectif impossible à atteindre, mais on cherche à ce que les licenciés soient capables de bien se débrouiller avec la langue écrite contemporaine comme celle des journaux. C'est là une question qui fait souvent l'objet de débats avec les étudiants mais il est vrai que l'on accorde plus d'importance à la compréhension de la langue écrite qu'à la compétence orale. Certains étudiants en licence s'en plaignent, mais nous considérons que lorsqu'ils iront au Japon, ils pourront aisément, grâce à leur maîtrise de l'écrit, s'insérer dans la société japonaise et acquérir la maîtrise de la communication orale. À l'inverse, les étudiants qui n'ont pas eu la possibilité d'apprendre de façon programmée un minimum de caractères chinois se trouvent découragés par le nombre et la variété qu'ils découvrent brutalement au Japon et renoncent à maîtriser l'écrit.

INALCO (Paris), Marion Saucier
L'Institut national des langues et civilisations orientales, par son statut de plus ancien établissement de cette discipline, jouit d'une expérience particulière dans le paysage des établissements d'enseignement supérieur dispensant un enseignement de langue et civilisation japonaises en France. À ce titre, il offre un échantillon intéressant de cursus, de parcours d'étudiants (plus de 1 500 inscrits dans le Département Japon en octobre 2002) et de problèmes rencontrés. En nous appuyant sur un bref historique de l'Institut, nous essaierons de montrer les caractéristiques les plus récentes de nos enseignements, en accordant une attention plus particulière à la question de la deuxième année, étape souvent délicate de l'apprentissage, et qui vient d'être remaniée.


Université Denis Diderot (Paris 7), Claude Hamon
Le département d'Asie orientale de l’Université Paris 7 dispose d’un cursus complet LLCE (Langues, Littératures et Civilisations Étrangères) de langue japonaise. En premier cycle (DEUG, première et deuxième années), neuf heures hebdomadaires de cours sont consacrées à l’enseignement de la langue écrite et orale, et trois heures à la civilisation japonaise. Nous aborderons ici un certain nombre de questions liées au contenu et aux méthodes d’enseignement de la civilisation (histoire et sociologie du Japon, arts et culture du Japon, civilisation de l’Asie orientale).

Université Denis Diderot (Paris 7), Hiroko Ôshima
Dans mes cours de maîtrise à Paris 7, je fais lire des articles de journaux pas très difficiles, que les étudiants peuvent lire en 10 à 15 minutes sans préparation. En faisant ces pratiques de lecture rapide, j’ai ressenti la nécessité de les appliquer dès la première année.
Dans cette communication, notre objectif est de mener une réflexion sur l’efficacité des cours de lecture. Dans ce dessein, je voudrais premièrement analyser les différences existant entre la lecture rapide que je propose ici et les pratiques habituelles de traduction de textes ou de versions ; deuxièmement clarifier les points positifs et négatifs de la lecture à haute voix et de la lecture silencieuse. Par ailleurs, je voudrais traiter de la possibilité de les combiner avec d’autres cours (grammaire, caractères chinois, oral), lorsque nous-même fabriquons des textes de lectures rapides et des exercices annexes.

Université Marc Bloch (Strasbourg 2), Sakae Murakami Giroux
Dans le cadre de l’enseignement d’une langue étrangère à l’université, la recherche d’une méthodologie dont l’ambition ne serait pas seulement l’acquisition de l’efficacité linguistique, mais aussi d’une capacité de réflexion sur la langue s’impose. Il n’est pas exagéré d’affirmer que c’est justement là que se trouve la différence fondamentale entre l’enseignement universitaire et celui d’une école de langue qui vise essentiellement à développer certaines compétences, comme l'expression orale et écrite. Or, lorsqu’on aborde un texte littéraire, s'il est vrai qu'il importe d'éclairer le contenu et la structure des textes, il nous semble que cette démarche ne suffit pas à expliquer le charme qui se dégage d’une œuvre littéraire. Pour ce faire, il faudrait se demander, par exemple, pourquoi l’auteur a choisi tels mots pour s’exprimer ou pour construire et faire évoluer son récit. Mais si cette méthodologie privilégiant dans l'enseignement de la langue la conscience linguistique n’est pas encore construite, n'est-il pas à craindre que cette forme d’enseignement de la littérature soit vouée à l’échec ? C’est avec ces questions encore sans réponse que nous voudrions réfléchir ensemble sur l’enseignement de la langue et de la littérature à l’université.

Université Marc Bloch (Strasbourg 2), Christiane Séguy
Que faut-il entendre par enseignement de la culture et de la civilisation du Japon ? Comment faire des choix lorsque l’on ne dispose que de peu d’heures d’enseignement par semaine pour ce vaste domaine ?
À l’université de Strasbourg, l’enseignement de la civilisation passe essentiellement par l’enseignement de l’histoire du Japon. Là encore, des choix sont à faire quant aux priorités qui sont à donner dans la pédagogie : faut-il privilégier la connaissance événementielle en français, ou faut-il étudier des textes japonais ? comment choisir les textes à étudier et les textes de référence ? comment et quand guider l’étudiant vers l’étude de documents originaux ?
Nous nous proposons d’expliquer notre démarche pédagogique et espérons de fructueux échanges d’informations avec tous les participants.