![]() |
Actualités | Contact | ||||
| Publications | Bulletins | |||||
| Adhésion | Archives | Études | Plan du site | |||
|
PREMIER ATELIER SUR L'ENSEIGNEMENT DU JAPONAIS EN FRANCE
DEUXIÈME PARTIE :
En réponse à une question posée par le public, une discussion
sengage autour de la formation à la pédagogie. Il est rappelé
que lagrégation de japonais, comme toutes les autres agrégations,
ne prévoit pas dépreuve de pédagogie. Cet aspect-là
est normalement pris en charge par lIUFM. Cependant, on constate que lIUFM
napporte aucune réponse aux questions que se posent les enseignants
de japonais. Il est également noté que lenseignement du
japonais, tel quil se pratique généralement, a été
conçu pour un public dadultes, et quil est inadapté
au jeune public des collèges et des lycées. Une adaptation est
donc nécessaire. 2) Communication de Frédérique Barazer (Professeur agrégée au Lycée Ampère) sur le Capes externe de japonais, préparée en association avec Reiko Shimamori ((Maître de conférences à lUniv. Lyon3)
Concernant le CAPES réservé, il faut noter quil ny
a pas dépreuve écrite anonyme, pas dépreuve
de pratique de la langue. Lépreuve orale consiste en un exposé
en français des méthodes denseignement. Une Licence est
exigée mais pas forcément une Licence de Japonais. Aucun contrôle
du niveau de connaissance du japonais oral nest imposé. En découle
une disparité assez grande dans le niveau de compétence des enseignants.
Plus globalement, faute de programmes définissant les épreuves
de Bac en LV1 et LV2, ou encore par ignorance des programmes existants (LV3)
et des instructions relatives à lorganisation des épreuves
(BO), la coordination et lharmonisation sont insuffisantes entre les cours
dispensés dans les établissements secondaires. Le niveau requis
varie beaucoup dun établissement à lautre. Pose des
difficultés insurmontables pour les élèves qui changent
détablissement. Le manque de compétence des enseignants se reflète dans la préparation
des sujets de Bac. Seul un très petit nombre denseignants est capable
dassurer la rédaction de ces sujets. Tous ces facteurs portent atteinte à la crédibilité de
lenseignement du japonais dans le secondaire. On note également que lenseignement du japonais est assuré
en grande partie par des enseignants en situation précaire. Les titularisations
sont rares. Ladministration sappuie largement sur lemploi
de maîtres auxiliaires, qui sont payés à lheure. Il
existe également un certain nombre denseignants dorigine
japonaise, parmi les contractuels et les vacataires. On note cependant que cette
solution a permis dassurer des cours de japonais dans des régions
ou des dans des établissements où ils auraient été
sinon inconcevables. Il faut savoir quun enseignant titulaire a souvent du mal à faire un service complet. Une cursus complet en LV2 compte au total 13heures. 1 cursus en LV2, 8h1/2. Ce qui ne fait pas un service complet. Les enseignants sont en général titulaires sur une zone de remplacement. Il faut savoir également que les heures sont parfois allégées faute de moyens, alors que le programme reste inchangé.
Le recrutement seffectuerait au niveau des titulaires de la Licence de
Japonais. Les lauréats bénéficieraient dune formation à
lIUFM au cours de laquelle ils prendraient connaissance des textes officiels.
Le concours permettrait de rehausser les compétences des enseignants
mais aussi dhomogénéiser leur profil. La création dun CAPES externe de japonais permettrait enfin de
proposer une offre plus cohérente et plus homogène sur tout le
territoire. Elle permettrait quun cursus LV2 soit proposé dans
au moins un établissement pour chaque grande ville de France. 3) Communication de François Macé (Professeur à lINALCO) et de Lionel Mérand (Professeur agrégé au Lycée Jean de la Fontaine) sur la constitution dun comité de programme pour les LV 1, 2 et 3.
Au Lycée La Fontaine, on constate quen dépit des conditions
relativement favorables (équipe enseignante fournieet travaillant en
étroite coordination), des accidents se produisent au Bac. On peut lier
ces accidents à labsence de programmes définis. Pour ce qui concerne le nombre de kanjis, on rappelle que pour le LV3 (3 ans
dapprentissage au Lycée), 60 à 100 kanjis nouveau sont introduits
chaque année. Pour le LV2, la connaissance de 400 kanjis est exigée
au Bac, pour le LV1, 660. Il faudrait donc quun Comité se constitue au plus tôt et
quil travaille selon un calendrier fixé pour parvenir à
une publication rapide des programmes. F. Macé fait remarquer que ce comité devra recevoir officiellement
laval du Ministère et quil devrait se composer dun
groupe restreint denseignants pour des raisons defficacité.
Il pourrait se donner un délai dun an pour atteindre son objectif.
Dès que les programmes seront prêts, ils pourront être diffusés
auprès de la communauté des enseignants, sans attendre quils
soient publiés dans le B.O. Mme Oka intervient pour rappeler que ce travail pourra être mené
assez rapidement dans la mesure où des normes ont déjà
été définies dans le cadre des programmes financés
par la Japan Foundation (Standard de lenseignement de la langue japonaise).
Il est rappelé pour finir que les programmes peuvent toujours être
à tout moment retouchés et améliorés et quil
ne faudrait surtout pas retarder leur publication par souci de perfection. Lobjectif
est bien de fournir au plus tôt un cadre de travail pour les enseignants. Lapprentissage de la langue seffectuant toujours en association
avec lapprentissage de la culture, est évoquée aussi la
nécessité dun manuel de présentation du Japon et
de sa culture à lintention des collégiens et des lycéens.
4) Communication de Marion Saucier (Professeur agrégée à lINALCO), Tomoko Higashi (Maître de conférences à lUniv. Grenoble 3) et Yoko Ishii (Maître de conférences à lEcole Polytechnique) sur la formation continue.
Reste la question du statut à donner à cette formation continue, des conditions à remplir pour y accéder.
Une base de données relative à létat de lenseignement
du japonais dans le secondaire pourrait être constituée avec le
soutien de la Fondation du Japon, ce qui permettrait une meilleure connaissance
du terrain. On sait déjà que le nombre denseignants est
de 322 dans lEducation nationale. En ce qui concerne le statut de la formation, on pourrait également
envisager douvrir un cursus à lUniversité pour former
les enseignants. Lenseignement en didactique du Chinois proposé
à lInalco est cité en exemple. Il est rappelé que la Fondation du Japon propose plusieurs formules
de stages de formation pour les enseignants " natifs " et non "
natifs " dont la qualité est reconnue de tous. On pourra trouver
les renseignements sur le site de la Fondation. Les représentants de la Fondation font remarquer que dans le cas où
un expert serait missionné, il faudrait néanmoins un intermédiaire
entre lexpert et le public enseignant en France dont la tâche consisterait
à adapter les informations réunies. A noter que des stages pourraient être mis en place dans le cadre de
lIUFM, lessentiel étant que contenu et le coût de ces
formations soit évalué au préalable. LIUFM est demandeur
de ces stages. Est également évoqué le problème posé par
lintégration à lUniversité des étudiants
qui ont déjà étudié le japonais dans le secondaire.
Un argumentaire pour la création dun CAPES externe sera également
rédigé. Mesdames Barazer et Shimamori sont désignées
comme coordinatrices. Il importe que tous les enseignants souhaitant participer à ces actions
se mettent en contact avec les responsables ci-dessus désignés
; Enfin, la question de la formation devrait être approfondie par Mesdames
Higashi, Saucier et Ishii en collaboration avec tous les enseignants qui souhaiteront
sy associer. Pour finir, Mme Oka souligne la nécessité de représentants officiels du Comité de soutien de lenseignement du japonais. Les noms de Mme Cécile Sakai comme présidente et de Mme Ishii comme trésorière sont évoqués.
|
||||||