NISHIKI Hitoshi


Le regard de Saitô Mokichi et de Dazai Osamu sur les "peintures des enfers et de la Terre Pure"

Quel choc peut apporter l’expérience de la vision des " peintures des enfers et de la Terre Pure " (jigoku gokuraku-zu), et à quel genre d’œuvres peut-elle donner naissance ? Dans le présent exposé, j’examinerai les points suivants à partir des exemples du poète Saitô Mokichi et du romancier Dazai Osamu :
1) Le schéma des " peintures des enfers et de la Terre Pure " n’a pas changé au cours des époques
2) La structure de base des " peintures des enfers et de la Terre Pure "
3) Les " peintures des enfers et de la Terre Pure " vues par Mokichi et les particularités de ses compositions poétiques (tanka)
4) Les " peintures des enfers et de la Terre Pure " vues par Dazai et les particularités de ses compositions littéraires (essais, romans)
5) Le point commun de Mokichi et de Dazai : les rapports avec le sexe féminin

Depuis autrefois et jusqu’à nos jours, les " peintures des enfers et de la Terre Pure " ont joué un rôle important dans l’imaginaire et l’expression des japonais. Je pense que ce phénomène a aussi été constaté en Occident, et espère ici éveiller l’intérêt des participants de ce colloque sur la question.
 

NISHIKI Hitoshi
Né en 1947. Professeur à la faculté de littérature de l’université de Niigata. Docteur ès Lettres.
Spécialité : poésie (waka) de l’époque ancienne et médiévale, traditions et récits régionaux.
Principaux ouvrages : Shokushi naishinnô zenka-shû (Anthologie complète des poèmes de la princesse Shokushi), éd. Ôfû ; Chûsei waka no kenkyû (Recherches sur les waka du moyen-âge), éd. Ôfû ; Fuyû suru Ono no komachi – hito ha naze monogatari wo umidasu no ka – (Ono no komachi errante : pourquoi écrit-on des romans ?), éd. Kasama shoin ; Tôhoku " Jigoku gokuraku-zu " kô (Réflexions sur les " peintures des enfers et de la Terre Pure " de la région du Tôhoku), éd. Miyai shoten.